Comment dire qu’il y a des poètes à sauver de l’oubli.
Comment affirmer que leurs poèmes manquent à la rumeur du monde ? Comment
leur faire à nouveau place alors que du temps a passé, que les enjeux –
politiques, esthétiques, spirituels – ont changé ? Publier Armen Lubin
aujourd’hui, c’est en fait relever des défis de cette sorte. Ce que fait
Jacques Réda ici, préfaçant ce quatre cent quatrième livre de la collection Poésie/Gallimard
en proposant d’Armen Lubin un portrait en « dépanneur poétique ».
Le présent recueil regroupe les trois livres parus chez Gallimard, Le passager clandestin (1946) , Sainte Patience (1951) et Les hautes terrasses (1957). Il est complété par les poèmes de l’anthologie personnelle de l’auteur Feux contre feux (Grasset, 1968, épuisé) qui ne figuraient pas dans les trois recueils Gallimard et par les premières versions des poèmes qui ont été les plus remaniés.
N’ayant plus de maison ni logis
Plus de chambre où me mettre,
Je me suis fabriqué une fenêtre
Sans rien autour
Les hautes terrasses, p. 137.
Rédigé par : Ekxcopn | lundi 29 mai 2006 à 05h38
Rédigé par : JC-Milan | mardi 15 mars 2005 à 21h21