et je voudrais faire partie
de ces inconnus qui nous parlent
de ce que langage veut dire
sans le secours d’autre miracle
que celui de parler avant
cette parole cocardière
qui nous fait de l’œil quoique aveugle
et susceptible
seulement
de consoler les endormis
et d’endormir les survivants
au désastre d’être sur terre
quoique émerveillés C'est ainsi
qu’on s’accepte enfin solitaire.
Georges Perros, Une vie ordinaire, Poésie/Gallimard
n° 226, 1988, p. 130.
Georges Perros est né le 23 Août 1923. Il étudie l’art
dramatique et entre à la Comédie Française mais renonce en 1950 au métier de
comédien et devient alors lecteur au T.N.P. de Jean Vilar. Il est aussi
rédacteur à la Nouvelle Revue Française. Il se retire à Douarnenez en Bretagne
dès 1959. Il est mort le 24 janvier 1978 à Paris.
Extraits de sa bibliographie
Poèmes bleus, Gallimard, 1962.
Papiers Collés, Gallimard, 1969 et 1986
(L’Imaginaire)
Une vie ordinaire, Gallimard 1967 et 1988 (Poésie)
Papiers Collés II, Gallimard, 1973 et 1989
(L(Imaginaire)
Papiers collés III, Gallimard
Lectures, Le Temps qu’il fait, 1981.
A citer aussi les nombreuses correspondances parues de
Georges Perros avec Jean Grenier, Jean Roudaut, Jean Paulhan, Michel Butor,
Bernard Noël, Brice Parrain, Lorand Gaspar.
Une grande analyse de Une vie
ordinaire :
Un entretien
avec Michel Butor à propos de sa correspondance avec Georges Perros
Un
texte de Serge Meitinger sur Perros :
un article sur
la correspondance Bernard Noël/Georges Perros :
Une biographie détaillée
très utile pour bien lire Une vie ordinaire
Un dossier
sur le site de Un siècle d’écrivains de FR3
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