une seconde vague, d’un joli vert plus
ou moins mordoré, l’abdomen rehaussé
de violet, soyeuse – plusieurs femmes
viennent à vous, vêtues de soie, comme
des mouches vertes – et qui bourdonne
d’une manière caractéristique, gravement,
aime aussi l’eau et les fleurs en ombelles
au soleil. Maintenant les odeurs l’activent,
elle sent avec les antennes, goûte avec
les pieds et entend avec les pattes
(12)
collée aux vitres, aux abat-jour, c’est la
lumière qui l’oriente, elle n’aime pas les
ténèbres. La nuit, celle à miel se pend à
une tige par sa mandibule, sa tête chute,
tranquille elle se tait, se ramasse et ne
bouge plus jusqu’à l’arrivée du jour. Une
multitude luisante, dont les arbres qui
bordaient la rivière étaient si couverts
qu’ils ressemblaient à des lustres, elle a
une image électrique du monde
(14)
Suzanne Doppelt, La 4e des plaies vole,
Inventaire/invention, 2004
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