Chers amis,
La date de l'audience
d'appel est à présent fixée : ce sera le 17 novembre à 14 h, au Tribunal de
grande instance de Montpellier (sauf si
l'un des avocats demande un report).
Plutôt qu'à la
mobilisation, l'heure est donc aux préparatifs de la défense : le dossier est
complexe; il met en jeu des notions de droit très délicates (diffamation, droit de la presse) ou relativement mal établies (droit d'Internet); aussi
exige-t-il précision et prudence.
Mais je tiens à remercier
très sincèrement toutes celles et tous ceux qui ont répondu à l'appel lancé par
François Bon et Corinne Godmer : ils nous ont apporté leur soutien actif et
chaleureux, en exprimant par mail leur sympathie, en relayant les témoignages
dont ils prenaient connaissance, en
offrant souvent une contribution financière.
Nous avons ainsi reçu à
ce jour 5590 €, soit pratiquement l'équivalent du cumul des amendes et des
frais de justice qui nous ont été
infligés en première instance et dont nous espérons que le montant sera allégé en appel. Si la mobilisation
solidaire a ainsi couvert symboliquement le montant réclamé par la justice,
elle permet plus concrètement de soulager les frais de défense (honoraires
d'avocats et prise en charge des déplacements de témoins notamment).
Par-delà le verdict qui
sera prononcé, il est souhaitable que la réflexion se poursuive et que l'on
tire de cette pénible affaire les éléments d'une analyse sur deux points
capitaux :
- l'étrange logique qui veut que les mêmes
fonctionnaires de police puissent
verbaliser en uniforme et ensuite poursuivre en civil (pour diffamation) celui qu'ils ont verbalisé, et retirer de ces
poursuites quelque profit.
- la question de la
"liberté d'expression" sur Internet, à l'heure où se multiplient des
blogs qui souvent font courir à leur auteur des risques qu'ils ignorent.
Bien sincèrement,
Jean-Michel Maulpoix
ma note concernant l'affaire et d'autres informations dans la catégorie Affaire à suivre (colonne de droite)
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