« Oui, comme une
lampe au soir »
Pour saluer dès
aujourd’hui la parution d’un numéro dédié par la revue Europe à Lorand Gaspar.
Numéro dont je rendrai compte un peu plus tard.
je suis tout juste un peu
d’air qui passe
air où naviguent mes amis
oiseaux
air qui pénètre les
poumons de la vie,
(celui qu’ils rejettent,
que respirent les feuilles)
un peu d’air qui passe
sans heurt sur les rochers,
que traversent les
sabres, les poings et les balles
j’accueille les rayons du
soleil
et le noir invisible de
la nuit
j’entoure la présence de
la mort
son inconnaissance
peut-être –
mes longs bavardages avec
la mer
le sable, les cailloux,
les herbes et les arbres
[...]
Lorand Gaspar, poème
inédit, revue Europe n° 918, octobre 2005, p. 50.
Et, cité en exergue de
l’introduction de Madeleine Renouard :
en chemin vers l’inconnu
humain trop humain bien
sûr
je puis tout de même
aimer
serrer cette chose claire
tant que je peux dans ma
nuit
aimer quand même dire oui
à une herbe à un caillou
à l’esprit au corps
humains
cherchant un peu de
lumière
malgré l’horreur la folie
« oui » comme
une lampe au soir
extrait des Poèmes
d’été à Sidi-Bou-Saïd, Europe, n°
918, octobre 2005, p3.
Lire la fiche bio-bibliographique de
Lorand Gaspar, et d’autres
extraits publiés dans Poezibao extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4,
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