« Ce qui m'abat davantage : avoir vu, un grand nombre de fois, chier mon père. Il descendait de son lit d'aveugle paralysé [...]. Il descendait péniblement (je l'aidais), s'asseyait sur un vase, en chemise, le plus souvent [...] ([...] mal soigné [...], regardant fixement à vide). Il arrivait que les “douleurs fulgurantes” lui arrachent un cri de bête, élançant sa jambe pliée qu'il étreignait en vain dans ses bras. » Toute la Maladie de la chair est dans cette note du recueil de Georges Bataille (Le Petit, 1943, publié sous le pseudonyme de Louis Trente, rééd. Œuvres complètes. Tome III « Œuvres littéraires », « Collection blanche », éd. Gallimard, 1971, p.60).
©Alain Marc
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