Vient de paraître, tout
juste reçu :
Charles Baudelaire
Le Spleen de Paris
petits poèmes en prose
Nouvelle édition
entièrement revue de Robert Kopp, préface de Georges Blin, Poésie/Gallimard n°
415, 5, 80 €
"Ô nuit ! ô rafraîchissantes ténèbres ! vous êtes pour moi le signal d'une
fête intérieure, vous êtes la délivrance d'une angoisse ! Dans la solitude des
plaines, dans les labyrinthes pierreux d'une capitale, scintillement des
étoiles, explosion des lanternes, vous êtes le feu d'artifice de la déesse
Liberté !
Crépuscule, comme vous êtes doux et tendre ! Les lueurs roses qui traînent
encore à l'horizon comme l'agonie du jour sous l'oppression victorieuse de sa
nuit, les feux des candélabres qui font des taches d'un rouge opaque sur les
dernières gloires du couchant, les lourdes draperies qu'une main invisible
attirent des profondeur de l'Orient, imitent tous les sentiments compliqués qui
luttent dans le cœur de l'homme aux heures solennelles de la vie. "
Charles Baudelaire, Le
Spleen de Paris, petits poèmes en prose, Poésie/Gallimard n°415, 2006, p. 155.
Communiqué de presse :
Cette réédition des Petits
poèmes en prose, sous le titre plus évocateur de Le Spleen
de Paris, a été entièrement revue, annotée et présentée par
Robert Kopp. Elle est désormais précédée d'une préface de Georges Blin qui
donne la mesure de la nouveauté formelle forgée par l'auteur des Fleurs du mal
: "Autant que le permettent les lois de la création littéraire, Les
Petits poèmes en prose marquent un commencement absolu. Ils soutiennent
tout un système généalogique dont on dessine les branches maîtresses quand on
cite le premier livre des Divagations, les Illuminations et les
Moralités légendaires : le foisonnement ultérieur est infin. Il semble
que Baudelaire ait eu lui-me^me conscience d'avoir ouvert par cette extrême
expérience une route que l'on dût après lui, nécessairement emprunter"
Cette édition est destinée à remplacer celle qui est parue en 1973 sous le
titre de Petits poèmes en prose.
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