Mahmoud Darwich
Ne t'excuse pas
Lecture "Textes & Voix"
le 6 février 2006
avec Didier Sandre
au Reid Hall
(Columbia University Paris), 4 rue de Chevreuse, 75006 Paris
Réservation au 06 12 72 55 36
Retrait des billets à partir de 19h le 6 février à la librairie Tschann, 125
boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
Ne t’excuse pas (éditions
Actes Sud)
Dans ce recueil, quarante-sept courts poèmes aux thèmes variés s'interrogent,
dans leur forme, sur la frontière ténue entre prose et poésie tandis que trois
compositions plus amples rendent hommage à des poètes proches de l'auteur :
Yannis Ritsos, Amal Junqul et Salim Barakat.
Mahmoud Darwich
est né en 1941 près d'Acre, port du Nord de la Palestine ; il connut l'exil dès
1948. Sa famille se réfugia alors au Liban, puis revint clandestinement en
Palestine en 1950.
Darwich se lança alors dans un militantisme qui lui inspira certains de ses
poèmes les plus connus et le mena en prison à plusieurs reprises.
Dans les années 70, il prit la décision de quitter la Palestine pour l'Égypte,
puis le Liban jusqu'à l'invasion israélienne de 1982. Tunis et Paris furent
ensuite ses principales résidences jusqu'aux accords d'autonomie de 1994.
Mahmoud Darwich vit désormais à Ramallah après de longues années d’exil.
Considéré comme l’un des chefs de file de la poésie arabe contemporaine, et
animateur d’une des principales revues littéraires, Al-Karmel, Mahmoud Darwich est habité par la voix
particulière de la Palestine.
France culture a diffusé mardi 31 janvier 2006 un récital Mahmoud Darwich que
l'on peut réécouter quelques jours encore ici
Didier Sandre a participé aux grandes aventures du théâtre subventionné de ces
vingt dernières années avec Catherine Dasté, Michel Hermon, Bernard Sobel (Dom Juan,
La Tempête, Le Précepteur, Les Paysans), Jorge Lavelli (Conte d'Hiver, Maison d'Arrêt), Jean-Pierre Miquel (Sur les ruines de Carthage,
Contre-Jour), Jean-Pierre Vincent
(Le Mariage de Figaro),
Maurice Béjart (Le Martyre de Saint-Sébastien, La IXème Symphonie), Giorgio Strehler (L'Illusion, Concerto à 4 voix), Patrice Chéreau (Peer Gynt, Les Paravents, La Fausse
Suivante), Luc Bondy (Terre
étrangère, Le Chemin solitaire, Phèdre) et Antoine Vitez (L'École des femmes, Tartuffe, Dom Juan, Le
Misanthrope, Le Soulier de Satin).
En 1987, le Syndicat de la critique lui a décerné son prix du meilleur acteur
pour "Madame de Sade" de
Mishima, "Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais et le "Soulier
de Satin" de Claudel.
Au théâtre privé, il a joué "Partage de Midi" de Claudel, "Célimène et le Cardinal" de Jacques Rampal, "Contre-jour" de Jean-Claude Brisville. En 1996 il a reçu
le Molière du meilleur acteur pour le rôle d’Arthur Goring dans "Un Mari
idéal" d’Oscar Wilde.
Récemment, il a joué
"Dîner entre amis" de
Donald Marguliès , Becket dans "Becket ou l’honneur de Dieu" de Jean Anouilh, et "Les
Couleurs de la vie" de
l’auteur australien Andrew Bovell. En Avignon pendant le Festival 2001, et Paris au Théâtre de Chaillot, il était
Titus dans "Bérénice" de Racine mis en scène par Lambert Wilson aux côtés de Kristin Scott
Thomas.
Il vient d’achever les représentations du "Laboureur de Bohême" de Johannes von Saaz au TNP de Villeurbanne
et au Théâtre des Gémeaux à Sceaux dans la mise en scène de Christian
Schiaretti.
Au cinéma, on a pu le voir dans "Petits arrangements avec les morts" de Pascale Ferrand, "Conte
d’automne" d’Eric Rohmer et
"Le Mystère Paul"
d’Abraham Segal. Parmi de nombreux téléfilms, dont "Passion
interdite", "Deux frères", "L’enfant éternel",
"Une famille formidable", il était Louis XIV dans le film réalisé
pour la télévision par Nina Companeez "L'allée du Roi" et tout récemment dans "Saint-Germain
ou la Négociation" de Gérard
Corbiau avec Jean Rochefort.
Passionné de musique, il participe à de nombreux concerts qui intègrent un
récitant dans des oeuvres de répertoire ou construits spécifiquement pour la
scène. Il travaille également régulièrement avec des solistes renommés ou avec
des formations de musique de chambre.
Rédigé par : Pierre Kobel | mardi 07 février 2006 à 22h13