1. Une lettre de la liste de
soutien à Jean-Michel Maulpoix :
Chers amis,
de nombreux messages nous demandent comment soutenir JMM, et ce qu'il nous est
possible d'organiser ensemble
voici ci-dessous la réponse de JMM lui-même, accompagnée d'un communiqué de son
avocat
merci de faire circuler le plus possible ce communiqué, notamment dans notre
milieu professionnel, encore beaucoup trop à l'écart d'Internet :
transmettez-le à vos listes de diffusion habituelles, vos contacts?
Nous vous rappelons qu'à la suite de ce verdict, JMM a fermé son site personnel
maulpoix.net, et c'est un pan entier de la présence de la poésie contemporaine
de langue française sur Internet qui a disparu : par exemple, Les Planches
courbes d'Yves Bonnefoy au programme du baccalauréat, plus de 150 personnes
(lycéens, enseignants), se référaient quotidiennement sur le site JMM aux
seules pages concernant cet ouvrage.
De nombreux messages de soutien et des réactions de site, reprises en ligne ici
FB - CG - BC
2. Une lettre de Jean-Michel Maulpoix :
Chers amis,
Je vous remercie de vos messages de soutien. Le mieux que l'on puisse faire est
de donner quelque publicité à cet insensé verdict. Il faudrait que des
écrivains, des libraires, des éditeurs, des animateurs de sites internet ou de
blogs, et de simples lecteurs, protestent contre l'absence de discernement et
de mesure de l'aveugle machine judiciaire qui met en cause la liberté
d'expression qui nous est chère.
Je vous transmets, à ce propos, le texte d'un communiqué rédigé par mes
avocats. Si vous en avez la possibilité, aidez-moi à le répandre...
Bien amicalement à vous,
JM.Maulpoix
3. Communiqué des avocats de Jean-Michel Maulpoix :
L'écrivain Jean-Michel Maulpoix, également professeur à l'Université de
Nanterre et Président de la Maison des écrivains, vient d'être condamné par la
Cour d'appel de Montpellier à 5000 euros d'amende et de frais de justice pour
avoir relayé sur son site web personnel un témoignage relatif à des violences
policières. Par la même décision, la Cour relaxe le poète Brice Petit, auteur
de ce récit largement diffusé sur internet.
Il n'y a eu aucune instruction du dossier. Jean-Michel Maulpoix n'a jamais eu
affaire à la justice. Il ne connaissait ni Brice Petit ni les personnes visées
par ce texte. Personne ne lui a jamais demandé le retrait de ce texte de son
site, ni de la quinzaine d'autres qui l'ont également publié sans être
inquiétés. Il a seulement accompli un geste de solidarité citoyenne sur
internet.
Dans son texte Brice Petit reprochait aux agents de police de l'avoir brutalisé
et mensongèrement accusé d'outrage. Il a été relaxé de l'accusation d'outrage
par la même décision qui condamne Jean-Michel Maulpoix. Il a aussi été relaxé
des poursuites engagées contre lui pour avoir affirmé que les policiers
l'avaient brutalisé. C'est donc qu'il disait la vérité et c'est donc la vérité
que le texte publié sur internet dénonçait.
Mais Jean-Michel Maulpoix, simple internaute solidaire, a lui été condamné
grâce aux règles procédurales de la diffamation qui lui interdisent de
démontrer qu'il a dit la vérité et qu'il était de bonne foi. On lui a appliqué
à la lettre une loi obsolète au bénéfice de policiers dont les mensonges et la
brutalité ne sont pas démentis par la même décision de justice
Existe-t-il une liberté d'expression si elle ne protège pas une personne qui dit
la vérité et est de bonne foi ?
Rédigé par : André Ughetto | samedi 22 avril 2006 à 00h37
Rédigé par : Mth PEYRIN | mardi 18 avril 2006 à 10h58
Rédigé par : Patrice Houzeau | jeudi 13 avril 2006 à 23h31
Rédigé par : de rudder | mercredi 12 avril 2006 à 21h58
Rédigé par : Sylvie Fabre G. | lundi 10 avril 2006 à 13h36
Rédigé par : geneviève capelle | dimanche 09 avril 2006 à 16h25