Je tiens par cette
sélection de textes de Roger Munier à remercier Chantal Colomb qui vient de me
faire parvenir son ouvrage Roger Munier
et la « Topologie de l’être », seule véritable étude de fond sur
l’œuvre du poète et philosophe.
Je rendrai compte ultérieurement de ce livre.
"Toujours le pommier blanc
dans le soir gris tendre et vert…
Il est vrai qu'il brûle.
D'un feu sourd et vibrant
sur ce fond de prairies, d'arbres sombres….
Plus la nuit gagne, plus il est blanc,
plus il brûle.
Roger Munier, Eden, Arfuyen 1988, p.
20.
Bruit d'un volet poussé sur ses gonds
par le vent.
Bruit grave, lent,
bruit de l'âme,
mais qui retentit dans le corps.
Profond message.
Roger Munier, Eden,
Arfuyen 1988, p. 34
On
ne voit bien les choses que lorsqu’on pense qu’elles nous regardent.
(121)
Les couleurs sont plus profondes, ont un plus
sourd éclat sous un ciel qui se couvre, n’est que vaguement lumineux. Y sont
couleurs comme à partir d’elles-mêmes, sans la lumière crue qui autrement les
frappe.
Ce qu’est en elle-même une couleur est son secret
Le néant brutal, instantané, d’une bête infime
que j’écrase, est le même que celui qui m’attend
(122)
Il faut savoir s’arrêter – de parler, d’écrire,
de penser, de sentir même. La pause est divine
(131)
La seule écriture parfois libère de la pensée. Est, dans son flux, de la pensée
qui s’invente, germe d’elle-même, dans les mots.
(136)
Extraits de Opus incertum, été 2001,
parus dans la revue l’Animal n° 11/12, hiver 2001/2002.
Roger Munier dans Poezibao :
Bio-bibliographie,
extrait
1
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