De
l’autre côté
Comme le sable du sablier tombe la musique dans
la musique.
Je suis triste dans la nuit aux crocs de loup.
Tombe la musique dans la musique comme ma voix
dans mes voix.
Lien mortel
Paroles émises par une pensée en guise de
planche de sauvetage. Faire l’amour à l’intérieur de notre étreinte alluma une
lumière noire : l’obscurité se mit à briller. C’était la lumière
retrouvée, éteinte doublement mais d’une certaine façon plus vive que mille
soleils. La couleur du mausolée enfantin, la couleur mortuaire des désirs
contenus s’ouvrit dans la chambre sauvage. Le rythme des corps cachait le vol
des corbeaux. Le rythme des corps creusait un espace de lumière à l’intérieur
de la lumière
Seulement signe
tes yeux
de la couleur de naître.
Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique,
traduit de l’espagnol (Argentine) par Silvia Baron Supervielle et Claude
Couffon, édition préparée par Silvia Baron Supervielle, Actes Sud, 2005
(collection Le Cabinet de lecture d’Alberto Manguel), p. 242, 243 et 281.
Bio-bibliographie
d'Alejandra Pizarnik,
extrait
1, j’ai sauté de
moi jusqu’à l’aube
extrait
2, je voulais
que mes doigts de poupée pénètrent dans les touches
extrait
3, trois extraits :
ces os qui brillent dans la nuit, C’est fermer les yeux et jurer qu’on ne les
ouvrira pas, Silence, je m’unis au silence
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