
Avec mes remerciements à Tristan Hordé pour cette proposition
creuser avec les dents la langue les
mains les pieds
et même
les genoux
sa solitude comme une
tombe où on ne sait pas s’il fait si
noir
porter la douleur au rouge
par goût de la fulgurance
par goût de la peau
par goût de la douleur portée au rouge
de sa rouge épiphanie
et par goût même du noir de suie qui
suivra
Maryline Desbiolles, Poèmes saisonniers, éditions Telo
Martius, 1992, n. p.
Quelques livres de Marilyne Desbiolles
La Seiche, Le Seuil, 1998
Anchise, 1999, Le Seuil, Prix Femina
Le petit col des loups, Le Seuil, 2001
Amanscale, Le Seuil, 2002
Le Goinfre, Le Seuil, 2004
Primo, Le Seuil, 2005
Poésie
Poèmes saisonniers, Telo Martius,
1992
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