Avec mes remerciements à Tristan Hordé pour cette note
bio-bibliographique
Colette Laure Lucienne Peignot naît le 8 octobre 1903 ; Laure, nom sous lequel elle est
aujourd’hui connue, était le prénom de sa grand-mère maternelle. La famille
Peignot, très aisée, possédait une fonderie de caractères d’imprimerie. Colette
entre en 1911 au Cours Désir, où a aussi étudié Simone de Beauvoir ; son
père, après un de ses oncles, est tué sur le front en 1915. Atteinte d’une
pleurésie en 1917, elle sera toujours plus ou moins dans un état maladif sans
que la médecine détermine la nature de son mal.
En 1925, chez son
frère Charles, Colette rencontre Jean Bernier qui soutient la IIIe
Internationale et le jeune Parti communiste français ; elle commence à
percevoir l’opposition des classes sociales. Cependant, elle ne parvient pas à
trouver un équilibre et, en 1927, tente de se suicider ; ensuite, elle
mène une vie errante jusqu’en 1931 (Varsovie, Moscou, Leningrad, Berlin – où
elle vit pendant un an avec un médecin). Cette année-là, elle rencontre Boris
Souvarine, fondateur de la revue La
Critique sociale, qui dénonce le stalinisme. Elle la commandite et en est
la secrétaire de rédaction.
En mai 1934 elle
rencontre Georges Bataille et rompt avec Souvarine. Elle meurt le 7 novembre
1938.
Bibliographie
En dehors de ses
articles dans La Critique sociale,
les textes de Laure n’ont pas été publiés de son vivant. Ils l’ont été à partir
de 1971 grâce à l’obstination de son neveu, Jérôme Peignot.
Écrits, fragments inédits, précédé de Préface finale,
par Jérôme Peignot, et suivi de Vie de
Laure, par Georges Bataille, et La
mort de Laure, par Marcel Moré, éditions Change errant, 1976.
Écrits de Laure, texte établi par
Jérôme Peignot et le collectif Change, éditions Jean-Jacques Pauvert, 1977.
Écrits, fragments, lettres, texte établi par Jérôme Peignot et le collectif Change, 10/18, 1978.
Laure, Écrits retrouvés, préface de Jérôme
Peignot, Les Cahiers des Brisants, 1987.
Une rupture, 1934, texte établi par
Anne Roche et Jérôme Peignot, édition des Cendres, 1999.
Lire un magnifique entretien
avec Jérôme Peignot sur remue.net (il raconte en détail les difficultés de
la publication de l’œuvre de sa tante).
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