Vient de
paraître : Prévision de passage d’un
dix cors au lieu-dit Goulet du Maquis, chez Obsidiane.
Pour
saluer cette parution, trois extraits de ce nouveau livre de Pascal Commère
si étroite tellement qu’à soi l’hiver froidit ruelle et soudain tout piqué,
novembre à l’aune d’un dimanche où lumière comme arbre descend, sur l’épaule un
outil à lame. Ou croissant que lune effila et de bâche tablier au ventre, l’œil
de biais tôt parti où se tiennent d’ordinaire toutes traces bauges souffles
endurés
parmi
l’herbe assombrie un brin
*****
Mais que
viennent à nous papiers gras almanachs lunaison viciée,
L’orage maints décombres la bavarde pluie sur véranda moussue
et l’orchestre du lierre doigts crochus entonnant dès cinq heures
Son hymne lancinant aux nabots disparus
*****
Quand plombé de suie
là-haut s’est tordu,
buse
soudain charognard seul élan,
toutes forces mesurées, le fil d’une pensée perdue que nue noire
étançonne, piquant
vers le feu inextinguible
ensemble, plongeant crochetés par
l’invisible
croisant sous le taillis son ombre
aux vôtres fauchées un matin
Pascal Commère, Prévision de passage d’un
dix cors au lieu-dit Goulet du Maquis, Obsidiane, 2006, p. 41, 77, 110
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