Ernst Meister, né en Westphalie le 3 septembre 1911, a mené des études de théologie, puis de littérature allemande, de philosophie et d’histoire de l’art, notamment auprès de Gadamer. Il a vécu à Hagen, grande ville au nord-est de Cologne, jusqu’à sa mort le 15 juin 1979. Il a travaillé longtemps comme employé dans l'entreprise parternelle. Son premier livre est paru en 1932 et lui valut d'être qualifié de "Kandinsky de la poésie". Ernst Meister se sentait proche de Paul Celan mais sa poésie est aussi héritière de Hölderlin et Rimbaud. Il a reçu de nombreux prix notamment Pétrarque en 1976, et Büchner, à titre posthume en 1979.
« Ernst Meister
est un des plus grands poètes allemands modernes. Son œuvre, à l’écart des
courants et des modes, ne se connaît de parenté qu’avec celle de Paul Celan.
Elle a été rassemblée (une quinzaine de livres) dans le volume Gedichte 1932 -
1964. »
(note
publiée sur le site des éditions fissile)
•Bibliographie en
allemand
Ausstellung, 1932
Unterm schwarzen Schafspelz, 1953
Dem Spiegelkabinett gegenüber, 1954
Der Südwind sagte zu mir, 1955
… und Ararat, 1956
Fermate, 1957
Pythiusa, 1958
Zahlen und Figuren, 1958
Lichtes Labyrinth, 1960
Die Formel und die Stätte, 1962
Flut und Stein, 1968
Es kam die Nachricht, 1970
Sage vom Ganzen den Satz, 1972
Im Zeitspalt, 1976
Wandloser Raum, 1979
Ausgewählte Gedichte 1932-1976, 1977-1979
Samtliche Gedichte, 1987
• Bibliographie en français :
Les Yeux les Barques, André Silvaire,
1960
Au-delà de l’au-delà, André Silvaire,
1964
[ces deux titres ont été réunis sous la même couverture par les éditions du
Rocher, en 2005, traductions de Flora Klee-Palyi, Louis Guillaume, Eckhart Koch]
Espace sans paroi, traduction
Jean-Claude Schneider, Atelier La Feugraie, 1992.
Dans la faille du temps, précédé de L’Étrange année, traductions de
Françoise Lartillot et Denis Thouard, éditions de La Différence, 1993
L’Étoile du possible, éditions de La
Différence, 1998.
Ombres, traduit de l'allemand par
Lambert Barthélémy et Hugo Hengl ; éditions fissile, 2008
des extraits de Labyrinthe lumineux, traduits par Lambert
Barthélémy, dans moriturus n° 2. »
•Plusieurs poèmes d’Ernst Meister ont été mis en musique, notamment par Michael
Mantler (Many Have No Speech, 1987), Brian Ferneyhough et Heinz
Holliger (Jisei I, 1988).
Une courte page en français Fiche Poezibao
& Tristan Hordé
quelques
poèmes en allemand
un site très complet avec des photos, la
bibliographie en allemand
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