Le temps où j’avais tout le temps de chérir
le principe, l’ordre, la symétrie
– ou l’inverse – en toute chose la clé,
la règle du jeu, le fin mot
(je haïssais le récit long, les photos,
la conversation, le roman – sa prolixité)
au temps où j’aimais le chiffre plus que l’évènement,
le nombre, l’équation – non l’émotion, l’alchimie….
Ce temps un jour a passé où j’ai vu sous l’arbre
la forêt nombreuse, dans l’essence
le singulier – le détail fourmillant
sous la pierre
et
le désir m’est venu
d’en dire
la
lente, fabuleuse profusion
Louise Herlin, Les Oiseaux de Méryon, Éditions de la Différence, 1993, p. 42.
Louise Herlin dans Poezibao
Bio-bibliographie de Louise Herlin
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