nerfs tendus par paquets de six, les pieds bus par en dessous. Rien de gênant : machine où tout doit s’emboîter. Les membres sont répartis à la surface, qu’on les empoigne et qu’un chant s’élève (chant de la pensée prise dans la matière, très simple, un agencement de blocs. Tantôt l’un s’épanche et tantôt l’autre. Non sans beauté). Le surplus du corps, dans la confusion, pris pour le corps même
Dominique Quélen, « Marche », in Sports, Apogée, 2005, p. 49
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S’appliquer à réduire encore la portée de l’œil. Comme si le monde examiné, patient modèle, se faisait concave et accueillant. Aux états les plus mesurés, les plus simples – iris, guêpe, mica – n’attendant que d’être levés pour disparaître, qu’il n’y ait plus lieu de s’attarder. Tandis que de petits parfums dans l’air au-dessus de l’herbe, flottant comme des corps tiédis… petits parfums qui ne sont plus que dans les vieux endroits…
Dominique Quélen, Le temps est un grand maigre, Wigwam, 2007, sans pagination
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