
À PRÉSENT tu n'as plus, mon coeur, ce vol
qui t'emportait vers les plus hautes cimes.
Tu bats, rampant, parmi les feuilles sèches
du jaune automne.
Et jusqu'à quand dans ta secrète larve ?
Renaîtras-tu dans le matin
pour respirer le froid de l'air
où il y a un oiseau ?
L'entends-tu ?
Il chante tout en haut, sur les cimes
comme toi, comme alors.
Tu n'es qu'un battement réfugié dans l'obscur.
À cet oiseau que tu as été tu dédies ce chant.
(Le vol)
AHORA no tienes, corazôn, el vuelo
que te llevaba a las màs altas cumbres.
Lates, reptante, entre las hojas secas
del amarillo otono.
Y hasta cuàndo en la secreta larva de ti ?
Volveràs a nacer en la maniana,
a respirar la frialdad del aire
donde hay un pàjaro ?
Lo oyes ?
Canta arriba, en las cimas,
como tù, como entonces.
Tù eres solo latir cobijado en lo oscuro.
Al pàjaro que fuiste dedicas este canto.
(El vuelo)
José Angel Valente, Fragments d'un livre
futur, traduction Jacques Ancet, José Corti 2002, p. 177.
José Angel Valente dans Poezibao :
Note
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