Romancier, cinéaste et poète, Xabi (François-Xavier) Molia est né en 1977.
Fourbi, Gallimard, 2000
Supplément aux mondes inhabités,
Gallimard, 2004
Le Contraire du lieu, Gallimard, 2005
Avec vautours,
2003
Romancier, cinéaste et poète, Xabi (François-Xavier) Molia est né en 1977.
Fourbi, Gallimard, 2000
Supplément aux mondes inhabités,
Gallimard, 2004
Le Contraire du lieu, Gallimard, 2005
Avec vautours,
2003
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 16 juillet 2006 à 10h55 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Autoportrait :
La biographie
de Cécile Clozel est confuse. On est certain qu’elle est née à Gap,
probablement en 1955.
Ensuite, plusieurs hypothèses : elle serait cuisinière, on lui devrait le
sorbet au pistou et les paupiettes de chou au saumon ; ou
chercheuse : divers travaux sur la prise en compte de la complexité du
langage dans la méthodologie des sciences humaines ; d’aucuns prétendent
qu’elle ne travaille pas, s’occupe de ses chats et des enfants du voisinage à
qui elle fait réciter des tables de multiplication et des poèmes… quelques
autres informations, contradictoires et non vérifiables. Impossible de
déterminer si elle est « plutôt asociale, mal adaptée et un peu
bizarre » ou au contraire « une petite dame très ordinaire ». On
ne sait si elle est mariée, si elle a des enfants ; il semblerait qu’elle
soit grand-mère.
On a longtemps pensé qu’elle était marseillaise, mais, selon diverses sources,
elle vivrait aujourd’hui dans la campagne bressane, où elle passerait le plus
clair de son temps à écrire. Elle publie peu.
Bibliographie :
Le long du pré, poèmes, K éditions,
2002.
Elle est debout sur mes paupières,
roman, K éditions, 2003
Aimons-nous bien tant qu’il est encore
temps , poèmes à poster, K éditions, 2006..
Sitographie
De l’auteur
Cécile Clozel, un roman primé par le site zazieweb.fr dans son prix de la
petite édition (Elle
est debout sur mes paupières)
Rédigé par Florence Trocmé le samedi 15 juillet 2006 à 11h20 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Jacques
Josse est né le 10 juin 1953 à Lanvollon (Côtes d'Armor). Il vit à Rennes où il
travaille - au tri postal - tout en animant, depuis 1991, les éditions Wigwam,
consacrées à la poésie et à la peinture.
Bibliographie
Fissures, Amérianes, 1979
Tachée de rue Blessure, Le Castor Astral, 1979
Fabrique, Le Dé bleu, 1981
Deuxième tableau , Le Castor Astral / L’Atelier de l’agneau, 1983
Talc couleur océan, La Table rase / Les Ecrits des forges, 1987
Des Voyageurs égarés, Écho des brumes, 1994
Le Veilleur de brumes , Le Castor Astral / La Rivière échappée, 1995
En Route vers l’Orient, Césure, 1996
Des Etoiles dans le cœurs, Dana, 1997
Un Habitué des courants d’air, Cadex, 1999
Vision claire d’un semblant d’absence au
monde, Paroles d’Aube, 1998
Des Solitudes, Blanc Silex, 2000
Café Rousseau , La Digitale, 2000
La Mort de Gregory Corso, La Digitale,
Ombres classées sans suite, Cadex, 2001
Jules Lequier et la Bretagne, Blanc
Silex, 2001
Lettre à Hrabal , éditions Jacques Brémond, 2002
Vision claire d’un semblant d’absence au monde, Paroles d'Aube, et réédité
avec des poèmes écrits entre 1985 et 2001, chez Apogée, dans la collection La
Rivière échappée, 2003
Bavard au cheval mort et compagnie,
Cadex, 2003
Sitographie
Sur
le site du Printemps des poètes
Une très belle chronique de
Ronald Klapka sur Jacques Josse
Brèves de Bruges,
un texte de Jacques Josse sur remue.net
Plusieurs chroniques sur
des livres de Jacques Josse sur le site du Matricule des Anges
Le site des éditions
Wigwam
Une
belle page sur Jacques Josse et sur les éditions Wigwam
La
fiche de l’éditeur Wigwam sur zazieweb.fr
Rédigé par Florence Trocmé le vendredi 14 juillet 2006 à 18h38 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Poète et essayiste, Bernadette Engel-Roux est née en 1952 dans le Haut
Atlas Tellien, en Algérie. Elle est professeur de lettres. Après plusieurs
séjours à l'étranger, elle vit aujourd'hui à Pau.
Bibliographie :
Plateaux du Songe, Cheyne Éditeur, 1992
L'Orage,
Babel Éditeur, 1994
La mesure et le flux, (essai), lecture de Pierre Oster, Babel Éditeur,
1994
Ararat (prix Louis Guillaume, Cheyne Éditeur, 1996
A Contre-Pentes, L’Arrière-pays,
1998
Guillevic,
chant, Babel Éditeur, 1999
Rivage des Gètes, (essai), lecture
de Jacques Réda, Babel Éditeur, 1999
Le Soust, Éditions du Laquet, 2000
Nives, livre d’artiste, avec J-P Thomas, 2002
Brasier, Babel Éditeur, 2003
Un Nocturne, livre d’artiste avec Pierre Dubrunquez - tirage limité à 6
ex. originaux.
Aux Lèvres des Péris, L’arbre à
paroles, 2004
Nocturne, avec un frontispice de Pierre Dubrunquez et un Avant-Dire de
Jean-Yves Pouilloux, éd. Corlevour, 2005
Une Visitation, L’Arrière-Pays,
2005, prix Louise Labé 2007
Demeure de Mélancolie, dessins de Agnès Desobry, La Pierre
d'Alun, 2007
à paraître :
Hauts sont les Monts
Par ailleurs, de nombreux poèmes ont paru en revues : Poésie 91 à 2003, Sud,
Critique, Théodore Balmoral, Rehauts, Voix d'encre...
Bernadette Engel-Roux a aussi publié des travaux de recherche en poésie
contemporaine en Actes de colloques sur Georges Schéhadé, Lorand Gaspar,
Jean-Claude Renard, Édouard Glissant, Jacques Darras, James Sacré, Claude
Louis-Combet,... et a participé à des colloques et collectifs en poésie
contemporaine : L'épique - et - L'aphorisme / le fragment.
Elle traduit des poètes chiliens et péruviens.
Liens
Sur
le site du Printemps des poètes
Deux
poèmes de Bernadette Engel-Roux
Découvrir une belle
collection chez Babel Éditeur avec notamment un texte de Bernadette
Engel-Roux
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 09 juillet 2006 à 06h39 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (1)
« La
poésie est une tentative risquée et visionnaire d’accéder à un espace qui a
toujours préoccupé et angoissé l’homme : l’espace de l’impossible qui
parfois semble aussi l’espace de l’indicible »
Roberto Juarroz est né le 5 octobre 1925 1925 en Argentine. Il fit ses études
de lettres et de philosophie à l'université de Buenos Aires, puis il s'est
spécialisé dans les sciences de l'information et de la bibliothécologie. De
1958 à 1965, il a dirigé la revue Poesia=Poesia. Il a collaboré à de
nombreux journaux, revues et périodiques en tant que critique littéraire et
cinématographique. Entre 1971 et 1984 il dirigea le Département de
Bibliothécologie et de Documentation de la faculté de philosophie et de lettres
de l'Université de Buenos Aires. Atteint d'une grave insuffisance rénale, il
devait en mourir de façon précoce le 31 mars 1995.
Rédigé par Florence Trocmé le jeudi 06 juillet 2006 à 09h56 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Serge Pey, né à Toulouse en 1950, "mène un travail singulier dans la poésie
contemporaine. Poète visuel, il inscrit ses poèmes sur des bâtons avec lesquels
il réalise ses scansions. Performeur, on le rattache au courant de la poésie
sonore. Son art particulier mêle certains aspects du happening, de la poésie
action, du rituel et de l’agit-prop ».
Théoricien de la poésie contemporaine, il soutient en 1995 une thèse sur la
poésie orale. Il enseigne la poésie au Centre d’initiatives artistiques de l’université
de Toulouse-Le Mirail
Il est l’auteur d’une trentaine de livres et d’enregistrements sonores. Il
intervient partout en France et en Europe mais aussi à New-York, Québec,
Mexico, Tokyo. EN 1980, il crée à Toulouse le Festival internationale des
poésies contemporaines. Il est aussi fondateur et initiateur depuis 1981 du
mouvement des Marches internationales de la poésie.
Poète engagé, il a pris position
publiquement à plusieurs reprises pour la défense des droits de l’homme, il a
soutenu Salman Rushdie.
Il a reçu les prix internationaux de poésie francophone Wallonie Bruxelles en
1989 et Yvan Goll en 2001.
(Plusieurs éléments de cette biographie et notamment la partie citée entre
guillemets sont tirés de la courte note biographique donné dans Arlette
Albert-Birot, Serge Pey, la bouche est
une oreille qui voit, Jean Michel Place, 2006.
Je cite aussi ici des extraits du communiqué de presse accompagnant le livre du Castor Astral :
Poèmes d’actions, poèmes directs, poèmes engagés, poèmes politiques, poèmes de luttes, poèmes métaphysiques : l’anthologie Poésie publique, poésie clandestine de Serge Pey reprend les bâtons sur lesquels Serge Pey a écrit tous ces textes "témoignage fondamental de la parole de ce troubadour du XXIe siècle sur notre présent sans parole. Mêlant l’écriture poétique à la performance, au happening et aux arts visuels, Serge Pey a inventé une nouvelle façon du poème. Dans la transgression de toutes les frontières de l’art (plasticien, musicien de la voix, écrivain, philosophe direct, performeur, poète sonore), ce réalisateur de poésie physique a porté les relations entre l’écriture et l’oralité à des sommets jamais atteints. Héritier d’Artaud, il est un de nos rares contemporains à incarner publiquement les reltions complexes unissant dans la diction les phénomènes de possession et de dépossession »
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 02 juillet 2006 à 10h57 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Brigitte Gyr est née en 1945
à Genève où elle a fait ses études, de droit et de sciences politiques et
exercé la profession d’avocat.
Depuis 1976, elle vit à Paris où elle est mariée et a une fille.
Elle y travaille en tant que lectrice auprès de maisons d’édition et
traductrice (une douzaine de livres traduits, d’anglais, allemand, italien,
espagnol) dont une participation à l’anthologie sur la poésie
concentrationnaire, parue aux Presses universitaires de Reims, sous la
direction d’Henri Pouzol
Depuis 10 ans elle anime des ateliers d’écriture pour adultes et enfants,
notamment en zone défavorisée, dans les écoles, les prisons…
Elle participe régulièrement
à des lectures et à des festivals en France et à l’étranger (le Festival
Franco-anglais de poésie, festival Algérie, Allemagne, Suisse ) et est publiée
dans différentes revues : Ralentir travaux, Chariton Review, KoggeBrief,
Autre Sud, Le Nouveau Recueil, la Traductière, Triages, Revue des deux Rives…)
Bibliographie
poésie
Comme le feu à l’eau, Ed. Saint Germain des Prés, 1970
Au Décousu de l’aile, dessins Meyer Sarfati, Ed. Jacques Brémond, 1988
Le Sablier distrait, Ed Bois Pluriel, gravures sur bois d’Elbio Mazet, 1990
Lettre à mon double au fond du puits, encres de Nicole Vatinel, Ed Jacques
Brémond, 1994
Livres d’artiste, poèmes accompagnés de gravures de Marie Christine Bourven, 1997
Avant je vous voyais en noir et blanc, Ed. Jacques Brémond, 2000, (prix Claude
Sernet, 2001)
L’Epave d’une Parole, Signum, avec des dessins originaux de Karl-Heinz
Bogner, 2002
Eaux Félées, Signum, photographies
de Laurence Toussaint, 2004
La Forteresse de sable, Idée Bleue, 2006 (après une résidence à Rochefort
sur Loire), encre de couverture Hervé Borrel
Pour la jeunesse:
4 livres : Quand
je serai très très… (avec Hervé Borrel) (Editions du Rocher/Lo Païs
d’Enfance
théâtre :
Petit Personnage rouge, créé en 1992,
au Couvent des Cordeliers
Chocolat joué au Théâtre Essaïon), 1998
Un égal trois, 2001
Champ de ruines, 2006
un recueil de nouvelles, prêt à la parution, Le temps trieur (certaines de ces nouvelles parues dans
des revues, (en 2005 : revue
Harfang, Kogge)
Sitographie
Dans la poéthèque
du Printemps des poètes
Un
article de l’Huma
Rédigé par Florence Trocmé le samedi 01 juillet 2006 à 11h23 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Juan Ramón Jiménez Mantecón est né le 23 décembre 1881 à
Moguer, au numéro 2 de la calle de la Ribera. Fils de Víctor Jiménez et
de Purificación Mantecón, commerçants en vins. Après un baccalauréat obtenu
dans une établissement de Jésuites, il commence des études de Droit à Séville
sur l’injonction paternelle, mais il les interrompt de son propre chef :
il a déjà reçu la certitude de sa vocation à la lecture des poèmes de Rubén
Darío, pionnier du Modernisme.
Ses premiers textes paraissent en 1900 : Ninfeas
[« Nymphéas »]et Almas de Violeta [« Âmes de
violette »]. La ruine de la famille après le décès du père cette même
année sera intensément ressentie par le poète, et en 1901, il sera admis pour
dépression à caractère hystérique dans un sanatorium, où il aura une aventure
avec l’épouse de son psychiatre.
En 1905, retour à la maison de la calle Aceña, pour le règlement des
problèmes économiques traversés par la famille. Grande production littéraire.
Nombre de ces livres seront recueillis dans son Anthologie Poétique de 1922. En
vers des titres, qu’il suffit d’énumérer pou en dégager aisément l’inspiration,
tels que : Pastorales (1903-1905), Olvidanzas (1906-1907)
[« Oubliances »], Baladas de primavera (1907), Elejías
(1907-1908), La soledad sonora (1908), Poemas májicos y dolientes (1909)
[Poèmes magiques et dolents »], Laberinto (1910-1911), Melancolía
(1910-1911), El corazón en la mano (1911-1912) [« Le cœur sur
la main »], Bonanza (1911-1912) [« Bonace »], La
frente pensativa (1911-1912) [Le front pensif »], Pureza
(1912), El silencio de oro (11911-1913), Idilios (1912-1913… En
vers et prose mêlés : Estio (1908-1911) [« L’été»] et Historias
(1909-1912).
C’est à
Madrid, où il réside à partir de 1911, qu’il rencontre Zenobia Camprubí Aymar,
en 1913. Amour réciproque et profond. Nombreux voyages en France, et aux
États-Unis, où ils se marient en 1916.
L’événement s’accompagne d’une découverte de la mer, qui sera décisive dans son
œuvre : le Diario de un poeta recién casado, « Journal d’un
poète jeune marié », est l’œuvre qui marque une évolution décisive vers
plus d’intellectualité dans le lyrisme. En 1918, il prend la tête des
mouvements de renouveau poétique, et il aura une influence importante sur la Generación
de 27… De 1921 à 1927, il publie en revues une grande partie de son travail en
prose, et de 1925 à 1935, il publie ses Cuadernos
[« Cahiers »], où sont regroupés la majeure partie de ses œuvres.
À partir de 1931, le drame envahit l’existence du couple : son épouse ressent
les premiers symptômes du cancer qui la conduira à la mort.
L’année 1936 marque également une étape déterminante : Jiménez se voit
contraint de quitter l’Espagne lors de la Guerre Civile. Séjour à Washington.
Ce départ marque le début de la troisième étape dans son œuvre. En 1946,
hospitalisation durant huit mois, pour une crise dépressive.
Fixation définitive à Puerto Rico, en 1950 : il y donne es cours à
l’Université.
Carrière couronnée en 1956 par le Nobel. Trois jours après l’annonce, son
épouse disparaît, et il ne se remettra jamais de cette perte ; le recteur
de l’Université de Puerto Rico ira recevoir le prix en son nom.
Juan Ramón Jiménez meurt deux ans plus tard, dans la même clinique où son
épouse avait achevé ses jours. Ses restes ont été transféré en Espagne.
Sa poésie
fait le lien entre les générations ; fils du siècle où il est né, Jiménez
a su se porter activement vers le modernisme et se joindre aux mouvements
d’avant-garde.
La connaissance de la vérité, par la poésie, mène à l’éternité. La beauté
relève de l’exactitude dans la description des choses humaines. Poésie à
tonalité panthéiste, exacte et précise.
Thèmes éternels de l’amour et de la réalité des choses, mais soumis à une
évolution qui va d’un certain maniérisme (sa façon d’écrire avec un j
devant i ou e au lieu de g, comme dans le « májicos »
d’un titre de la première période) à une forme d’aspiration à la transcendance.
Son signe
distinctif : un attachement particulier à sa ville natale de Moguer, comme
référence et source constante d’inspiration :
« Je te porterai Moguer en tous lieux et en tous temps, tu seras pour
moi, pauvre village mien, en dépit des usuriers, immortel. »
« Je t’ai dit, Platero, que l’âme de
Moguer était le vin, vrai ? Non, l’âme de Moguer, c’est le pain. Moguer est
semblable à un pain de froment, blanc en son centre comme la mie, et doré tout
autour – ô, soleil brun – comme la croûte molle. »
Le
personnage de Platero aura beaucoup fait pour sa gloire populaire, dans la
première période de sa production, dite « époque sensible ». Il
s’agit d’un bourricot, une sorte d’humble et merveilleux confident, dont il
fait un portrait attendri :
« Platero est tout petit, tout velu, tout doux ; tellement doux au
toucher, qu’on dirait qu’il est de coton tout entier, qu’il est dépourvu d’os.
Seulement les miroirs de jais de ses yeux sont durs comme deux scarabées de
cristal noir. »
Le petit âne a sa statue dans la maison de Moguer, devenue musée.
C’est dans Estio, publié en 1916, que Jiménez se dégage de l’atmosphère
d’évocations nostalgiques et de songes, pour se tourner vers la réalité. Le
voyage aux Etats-Unis est l’occasion de manifester cette tendance nouvelle en
lui : la mer y tient un rôle prépondérant – symbole de vie, mais aussi de
solitude, et de plaisir, d’éternel temps présent. Le Journal (plus tard
intitulé Diario de poeta y mar –afin d’y inclure le nom de son épouse)
sera suivi, dans la même veine, dite « intellectuelle » de recueils
portant des titres tels qu’Eternidades (1918), ou Piedra y cielo
(1919).
Sa poésie s’épure, se stylise : la contemplation prend toutes les formes,
poème très court, prose descriptive, hommage aux pairs (Dickinson, en
particulier). Dans Piedra y cielo, le thème central est celui de la
création poétique elle-même : poésie comme activité reine, poème comme
objet et poète en tant que créateur. Création très épurée.
La Estación total (1923-1936) [« L’entière saison »] reprend
tous les poèmes écrits en Espagne, avant l’exil.
La dernière période, dite « de vérité » verra Jiménez se tourner vers
une forme de mysticisme, vouant un culte personnel à un Dieu identifié à
la beauté. Sa langue se charge de néologismes. Après quelques années de
silence, il publie en 1949 Animal de fondo [« Animal des
profondeurs »], où il est en quête d’un Dieu « sans repos ni
langueur ». Ce recueil sera suivi de Dios deseado y deseante,
« Dieu désiré et désirant », où le poète s’identifie à ce dieu si
intensément recherché par lui, ce dieu de beauté pure, à la fois intérieur et
si extérieur.
Contribution d’Auxeméry
Bibliographie
Chez José Corti :
Espace, 1988
Pierre et ciel, 1990
Fleuves qui s'en vont, 1990
Eté, 1997
Eternités, 2000
Poésie en vers, 2002
chez d'autres éditeurs
Sonnets spirituels, Aubier, 1989
Platero et moi, Seghers, 1994
Journal d’un poète jeune marié, Libraire La Nerthe éditeur, 2008
sites
Plusieurs pages sur le site de l'éditeur José Corti :
Une bonne entrée
Wikipedia (en espagnol)
Une très large sélection de
poèmes en espagnol
Rédigé par Florence Trocmé le mercredi 28 juin 2006 à 06h45 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Patrick Beurard-Valdoye est né en Alsace romane, et vit à Paris, et aux Sources (au bord de la Savoureuse).
Lors d'un séjour à Cork (Irlande), il décide de se consacrer aux arts poétiques.
Il a fondé et dirigé dans les années 80 les Cahiers de Leçons de Choses, revue dont la singularité littéraire et visuelle fut saluée, notamment par Claude Simon ou John Cage.
À Berlin en 1982, il entreprend « Le cycle des exils » dont six volumes sont à ce jour parus, successivement aux éditions MEM / Arte Facts, Al Dante et Flammarion.
Il a fondé et dirigé, entre 1983 et 1999 un cycle de lectures à haute voix, à Lyon, où se sont produits environ quatre cents auteurs (Pierre Guyotat y a donné sa première lecture publique en 1984).
Il a travaillé avec des artistes plasticiens ou designers (Pierre Alechinsky, Rupprecht Geiger, Ruedi Baur, Germain Roesz, Isabelle Vorle, Jacqueline Merville, Dimitry Orlac, etc.) et il a réalisé en 1998 un poème déployé dans l'espace intitulé « L'éloquence du passage » à l'Hôtel Beury dans le cadre d'une exposition temporaire.
Il a donné une centaine de lectures, récitals et performances de ses poèmes en France et dans une douzaine de pays.
En prolongement de sa pratique poétique, il est professeur d'enseignement artistique à l'École nationale des beaux-arts de Lyon, où il a co-fondé la Station d'arts poétiques en 2006, programme de formation aux pratiques de l'écriture poétique.
Bibliographie
Arts poétiques :
Le cycle des exils :
Allemandes, MEM / Arte Facts, 1985.
Diaire, Al Dante, 2000.
Mossa, Léo Scheer (Al Dante), 2002.
La fugue inachevée, Léo Scheer(Al Dante), 2004.
Le narré des îles Schwitters, Al Dante, 2007.
Gadjo-Migrandt, Poésie / Flammarion, 2014.
Autres :
le Cours des choses, MEM / Arte Facts, Lyon, 1990 (dessins de Pierre Alechinsky).
Étriente, La main courante, La Souterraine, 1990 (encre de Germain Roesz).
Couleurre, éditions du Limon, 1993 (couv. Rupprecht Geiger). Edition numérique : Publie.net (coll. L’inadvertance), 2008.
Les noms propres des couleurs, Tarabuste, Saint-Benoist-du-Sault, 1996.
Les noms perdus, la Main courante, La Souterraine, 1996 (encres d’Isabelle Vorle).
Lire page région, Tarabuste, 1998.
N’imite jamais le cri du héron, Rencontre, L’Echelle, 1999 (interventions plastiques Isabelle Vorle).
der Sprachenhausierer, Ithaka Verlag, Stuttgart, 2003.
le Secret des limbes intercepté, carnets de Montagne froide, Montbozon, 2003.
Itinerrance, Obsidiane, Sens, 2004.
L’Europe en capsaille, Al Dante, Beauséjour Maison de la poésie, Rennes, 2006.
Théorie des noms, Textuel (coll. L’œil du poète), 2006.
Notre étrange prison L’arbre à paroles (coll. Résidences, Amay, Belgique), 2007.
Le messager d’Aphrodite, Obsidiane, 2009.
Faire - Laisser faire, Z deuxpoints, 2015.
Les revues Il Particolare (n° 17-18, Marseille, 2007), Faire-Part (n°24-25, Privas, 2009) et Fusées (n°22, Auvers-sur-Oise, 2012) ont publié un dossier sur son travail.
Discographie :
Flux, Son@rt (A.D.L.M.), Paris, 2002.
Schwitters du Nord à la mort, Hôtel Beury, Centre d’art et de Littérature, L’Echelle, 2007.
Essais sur les arts visuels (livres) :
Singulièrement la couleur, Rupprecht Geiger, Fondation nationale des Arts, Paris, 1993.
Du trou de mémoire à la trouée météorologique, typologies de l’intermédiaire, éditions du Limon, 1996 (français/allemand)
Comment commémorer autrement, (sous la direction de), école nationale supérieure des beaux arts, Lyon, 2002.
Etudes en catalogues (depuis 2005) :
François Dufrêne, Musée des Beaux Arts, Brest, 2005 (texte traduit dans une édition italienne).
Kurt Schwitters, Merzgebiete, Musée Sprengel, Hannover, 2006.
Kurt Schwitters en de Avant-Garde, Museum Boijmans v. Beuningen, Rotterdam, 2007.
François Daireaux, Monographie, éditions Liénart, 2008.
Hans Arp : l’asconaute dans l’atelier de la nature, Musée d’art moderne, Strasbourg, 2008 ; der Asconaut im Atelier der Natur, Musée Arp, Rolandseck (Allemagne), 2009.
John Blee, I dance into you, Whashington D.C., Paris, 2011.
Cf. fonds Patrick Beurard-Valdoye sur www.archivesdelacritiquedart.org
Rédigé par Florence Trocmé le lundi 26 juin 2006 à 11h35 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)
Gwenaëlle Stubbe est née le 29 septembre 1972, en Belgique.
Elle a fait des études de lettres, maîtrise avec un mémoire sur le poète belge
contemporain Carl Norac, agrégation, D.E.A sur les processus de création en jeu
dans l'écriture en général et plus particulièrement dans les ateliers
d'écriture. Elle prépare actuellement un doctorat sur la poésie contemporaine
(fonctions de la répétition) à l'École normale supérieure de Lyon.
Recueils de poésie et théâtre :
Un serpent de fumée, recueil de poésie, illustré par Camille de Taeye, préface de Marcel Moreau,
éditions la Pierre d’Alun, 1999.
L’incroyable histoire du
grand Gelbe, pièce de théâtre co-écrite avec
Laurence Vielle, éditions l’ambedui, 2000.
Le héros et sa créature, recueil de poésie aux éditions le Cormier, 2002.
Salut, salut, Marxus, éditions Al Dante, Paris, 2006.
Rédigé par Florence Trocmé le dimanche 25 juin 2006 à 14h46 dans Poètes (fiches bio-bibliographiques) | Lien permanent | Commentaires (0)